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30% de soleil en plus à Genève en janvier

Le climatologue français Guillaume Séchet connu des téléspectateurs de BFMTV et également à l’origine du site internet expertisé météo-geneve.ch revient sur le mois de janvier rare que les Genevois viennent de traverser. Pour Radio Lac, il passe au crible toutes les données météo observées à la station officielle de Cointrin. Au programme un ensoleillement rare, des pluies insuffisantes et une douceur décalée qui favorise l’apparition des premiers pollens.

Guillaume Sechet, climatologue et fondateur de meteo-geneve.com

30% de soleil en plus que l’an dernier

Au moins de 110 heures d’ensoleillement depuis le début du mois, cette situation est inédite depuis une quinzaine d’années. Alors que la période hivernale favorise plutôt l’installation du stratus qui bouche le ciel du bout du lac, le soleil a pu s’exprimer une grande partie du mois dans la deuxième ville de Suisse.

Une sécheresse hivernale marquée

Le pluviomètre de la station de Cointrin (station météo officielle de Genève) est resté à sec une grande partie du mois. Au total, 24 mm (ou litres d’eau par mètre carré) contre 172 mm en janvier 2018. Il y a deux ans, nous avions reçu sept fois plus d’eau que cette année. L’irrégularité des pluies est également remarquable avec seulement six jours de pluies. Pendant plus d’une vingtaine de jours, le temps est resté totalement sec.

Une douceur inhabituelle

Pendant une vingtaine de nuits, le thermomètre est passé sous la barre de zéro degré. En revanche la moyenne des températures de l’après-midi est de 7,1° degrés, c’est plus que la normale saisonnière (5°) mais cela ne constitue pas un record pour autant. En 2017, la moyenne des températures maximales avait culminé à plus de 8°.

Pollens de noisetiers

Ces températures trop douces pour la saison sont également à l’origine d’un développement précoce de la végétation. Sur son blog, MétéoSuisse, rappelle le lien intime entre la météo et l’apparition des pollens d’arbres. Ce temps plus clément au cœur de l’hiver a favorisé la floraison des noisetiers et la diffusion de leurs pollens. Dès que les températures dépassent les moyennes saisonnières d’environ 5° C et quand le soleil pointe, les chatons de noisetiers s’allongent, grossissent, et en quelques jours du pollen peut se trouver dans l’air. Si vous éternuez ces jours-ci ce n’est peut-être pas la grippe hivernale mais tout simplement un signe d’allergie printanière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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