Renaud Gautier condamné à trois ans de prison dont un an ferme

A Genève, l’ancien Président PLR du Grand Conseil, Renaud Gautier a été reconnu coupable d’abus de confiance aggravée, de gestion déloyale aggravée, d’escroquerie et de faux dans les titres. Il a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et deux ans avec sursis. Il s’est notamment servi dans les comptes de sa tante pour un montant de 3,2 millions entre 2004 et 2013.

Culpabilité

A la lecture du jugement, le prévenu se tient les bras croisé. Il écoute attentivement la lecture du verdict par la Présidente du Tribunal correctionnel. Elle détaille tout d’abord les éléments de sa culpabilité. Concernant sa tante, elle relève que les sommes prélevées sur les comptes ont servi à couvrir le train de vie du prévenu. Etant le gestionnaire de sa fortune, il s’est rendu coupable d’un abus de confiance aggravé. Concernant la Fondation pour l’agrandissement du Musée d’art et d’histoire, Renaud Gautier a commis une escroquerie doublée d’un faux dans les titres en imitant la signature de son co-président pour prélever les 82’000 francs.

Responsabilité

La Présidente du Tribunal a estimé que même si le décès de sa fille, survenu accidentellement en 2003, l’avait durablement affecté, cela ne pouvait pas diminuer sa responsabilité. «On ne peut souffrir de stress post traumatique 10 ans après », a relevé la Présidente. Le brouillard dans lequel il a dit s’être trouvé «est peu compatible avec la systématique des prélèvements et l’établissements de faux».  Renaud Gautier est donc pleinement responsable de ses actes. Il a commis une faute grave à l’encontre de sa tante, «la seule qui l’avait soutenu et compris lors du décès de sa fille», a souligné la Présidente. Son comportement constitue une faute morale, une attitude blâmable pour un gérant de fortune, peu compatible avec la rigueur dont faisait preuve l’homme public, l’homme politique parfois «donneur de leçon». Elle a encore relevé la collaboration médiocre de l’ex-élu durant la procédure et « sa prise de conscience en demi-teinte ».

Fort de ces constats, le tribunal l’a condamné à 3 ans de prison avec un sursis partiel de deux ans vu son absence d’antécédent, soit un an ferme.

 

 

 

Radio Lac