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Les chercheurs contre l’initiative sur l’expérimentation animale

L’initiative « Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale » inquiète les HUG et l’Université de Genève. Les deux institutions estiment qu’elle est dangereuse pour la recherche médicale, ce que réfutent les initiants.

L’Université de Genève et les HUG montent au front pour lutter contre l’initiative populaire 164 « Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale », sur laquelle les Genevois se prononceront le 24 novembre prochain. Le texte demande qu’un droit de recours soit accordé aux membres de la commission cantonale sur l’expérimentation animale, contre la décision de préavis prise collégialement. Il veut aussi donner la possibilité à chaque membre de la commission de pouvoir solliciter un expert externe. Pour l’Université de Genève, cette initiative comprend trop de risques. Ecoutez Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE.

Yves Flückiger Recteur de l’UNIGE

Pour les HUG également, cette initiative met en péril la recherche médicale. Selon le directeur général, Bertrand Levrat, la législation actuelle est déjà suffisamment stricte.

Bertrand Levrat Directeur général des HUG

Pour les initiants, le texte est clair: il ne s’agirait pas de donner l’ensemble des clés à une seule association. Luc Fournier, membre du comité d’initiative et ancien membre de la commission sur l’expérimentation animale du canton de Genève.

Luc Fournier Membre du comité d’initiative

Quant au risque de mettre en péril la recherche en raison de recours abusifs, là aussi, Luc Fournier réfute les arguments des HUG et de l’UNIGE, donnant en exemple le canton de Zurich. Luc Fournier.

Luc Fournier Membre du comité d’initiative

Chaque année, environ 40’000 animaux servent à l’expérimentation, à Genève. Il s’agit essentiellement de rongeurs.

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