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La folle ascension du « gaming »

Aujourd’hui se tient la journée mondiale des jeux vidéo. L’occasion de faire un tour d’horizon de cette industrie qui gagne chaque année en popularité. 

Tetris, Super Mario, Sonic, League of Legends, Call of Duty ou encore Fortnite, le monde du jeu vidéo a connu une expansion incroyable en l’espace d’une quarantaine d’années. Le premier logiciel de jeu vidéo qui connu un succès retentissant est Pong, sorti en 1972. Il s’agissait alors d’un « simple » jeu ressemblant à du tennis. Presque quarante ans plus tard, on peut désormais jouer en réseau à vaste échelle, incarner un super-héros, un directeur de parc d’attraction, un guerrier du Moyen-Âge ou encore un footballeur étoile.

Pong, sorti en 1972, est considéré comme le premier jeu vidéo à grand succès de l’histoire (KEYSTONE/DPA/Oliver Berg)

Pendant longtemps, les jeux vidéo étaient réservés à un public de niche, avec notamment une difficulté moyenne relativement élevée – ceux qui ont pleuré sur Ghosts’n Goblins, Dragon’s Lair ou le jeu des Tortues Ninja sur NES s’en souviennent encore. Mais avec la démocratisation des téléviseurs, des ordinateurs personnels et des smartphones, les plateformes vidéo-ludiques se sont multipliées. Désormais, même une partie de Candy Crush dans le bus est considérée comme une activité liée au gaming. Les types de jeux ont évolué, tout comme leur accessibilité, et il est désormais très facile de retrouver ses amis sur internet pour une partie. L’industrie du jeu vidéo prend une ampleur considérable et supplante même celle du cinéma, alors qu’on prévoit près de 150 milliards de francs de chiffre d’affaire pour le jeu vidéo en 2019. On est loin des 95 milliards prévus pour le cinéma.

La population de joueurs est également en pleine évolution. Selon la dernière étude du S.E.L.L (le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs) qui s’intéresse au marché français, 51% des habitants de l’Hexagone avouent jouer régulièrement aux jeux vidéo, dont 47% sont des joueuses. Par ailleurs, la moyenne d’âge des utilisateurs est de 39 ans. On est bien loin du cliché de l’adolescent boutonneux dans sa cave.

 La popularité grandissante des jeux vidéo

Une des raisons de cet engouement croissant est l’e-sport, ou sport électronique. De nombreux jeux vidéo au format compétitif s’offrent des compétitions regroupant des dizaines de joueurs, avec parfois des récompenses financières élevées. Le dernier vainqueur mondial de Fortnite par exemple a empoché rien de moins que 3 millions de dollars pour sa victoire finale. Des jeux sur lesquels jouent des professionnels auxquels les gamers « lambda » peuvent s’identifier.

 Le phénomène de l’e-sport

Le 10 novembre dernier, plus de 15’000 personnes étaient à Paris Bercy pour la finale mondiale du jeu « League Of Legends », suivie également par des millions de spectateurs sur internet. (AP Photo/Thibault Camus)

Pour pouvoir s’y retrouver dans le nombre croissant de sorties jeux vidéo, il existe un marqueur, le PEGI, qui permet de déterminer quel est l’âge minimum pour s’adonner à un jeu en particuliers

 La classification PEGI

Un univers en pleine évolution, tant dans sa consommation que dans sa diffusion. Désormais, un des modèles financiers qui cartonne est le free to play, à comprendre gratuit pour jouer. Les développeurs ont cependant d’autres moyens de faire passer les joueurs à la caisse.

 Le free to play ou la guerre des micropaiements

Autre point de changement, le moyen de diffusion des jeux vidéo. De plus en plus de logiciels sont vendus de manière dématérialisée

 Le jeu vidéo et la dématérialisation

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