Accueil Revue de presse GE: mesures pour la biodiversité à renforcer

GE: mesures pour la biodiversité à renforcer

Les 23 communes urbaines genevoises mettent en oeuvre des mesures volontaires favorables à la biodiversité, mais des efforts supplémentaires sont « nécessaires ». C’est ce qui ressort d’un rapport d’évaluation de la Cour des comptes de Genève (CDC-GE).

Les communes abandonnent petit à petit l’entretien intensif appliqué de manière homogène aux espaces verts, a indiqué la CDC-GE jeudi lors d’une conférence de presse. Elles privilégient l’entretien extensif, qui consiste à réduire l’intervention humaine et à laisser la nature « s’exprimer ».

Cependant, le rapport montre que des défis subsistent. Premier constat: les communes font peu appel à des spécialistes qui puissent identifier l’état biologique des espaces et donc concevoir de « véritables » réseaux écologiques.

Outils et compétences spécifiques

L’organisme indépendant relève que ce sont souvent des jardiniers ou des paysagistes des services techniques communaux qui sont chargés de mettre en place des mesures favorables à la biodiversité. Alors que ces mesures « mobilisent des outils et des compétences techniques spécifiques ».

Ces services techniques, qui éprouvent parfois des « réticences » face à l’idée de laisser vivre une nature qu’ils ont pris du temps à domestiquer, sont principalement formés à l’entretien intensif des surfaces. Par ailleurs, un entretien extensif peut s’avérer difficile au début, du point de vue esthétique et de gains de temps.

Au vu de ces différents éléments, la CDC-GE reconnait que les coûts d’entrée d’une telle pratique peuvent être « relativement importants ». Elle souligne toutefois que les coûts peuvent ensuite être réduits sur le moyen et long terme. En cause notamment: une baisse du niveau d’entretien des espaces verts et l’abandon des produits phytosanitaires de synthèse.

Sensibiliser la population

Le rapport indique que les usagers interrogés ont unanimement reconnu la nécessité de soutenir la biodiversité. En revanche, ceux-ci étaient peu au courant des services rendus par la nature, comme la purification de l’air ou le stockage de CO2. La CDC-GE recommande donc que la population soit sensibilisée à ces questions.

De plus, l’évaluation invite les communes à accentuer leurs efforts dans la mise en place de mesures volontaires favorables à la biodiversité. Elle estime notamment qu’il faut créer des réseaux écologiques à l’échelle communale voire cantonale, afin de favoriser les connexions entre les sites et les déplacements de la petite faune en zone urbaine.

L’organisme composé de magistrats incite les Offices cantonaux de l’agriculture et de la nature, des bâtiments et du génie civil à accompagner les communes dans ce travail. Auto-saisie, la CDC-GE a mené cette évaluation pendant un an après avoir analysé que le déclin de la biodiversité engendre « des risques sociaux, économiques et environnementaux importants à moyen/long terme ».

Source ATS

Radio Lac