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A Genève, les partenaires de Papyrus réagissent aux critiques

A Genève les associations impliquées dans l’opération Papyrus réagissent au reportage de la RTS. Elles estiment qu’il jette le discrédit sans réel fondement. Les fraudes auraient été repérées rapidement et les fraudeurs poursuivis. 

Les associations et les syndicats partenaires de l’opération Papyrus ont répondu jeudi aux accusations relayées par la RTS mercredi. Elles rappellent que l’opération de régularisation des sans-papiers a été préparée pendant 6 ans. Dans son enquête, la RTS s’appuie sur les témoignages d’employés de l’Office cantonal de la population et de la migration (OCPM) qui affirment que l’opération a donné lieu à des fraudes. Des régularisations auraient été faites à la légère. Pour le juriste du Centre social protestant, Rémy Kammermann, le reportage de la RTS est partiel voire partial.

Rémy Kammermann Juriste au Centre social protestant

Selon l’enquête de la RTS l’opération Papyrus aurait été montée trop rapidement.

Et sans moyens suffisants, notamment du côté de l’office cantonal de la population et de la migration. Les dossiers auraient été acceptés par manque de personnel et par manque de contrôle. Un argument que Rémy Kammermann réfute. Dire que l’OCPM est sous-doté est un secret de polichinelle.

Rémy Kammermann Juriste au Centre social protestant

Les associations avaient pour mission de rassembler des preuves du séjour des personnes. Des preuves solides. Certaines personnes ont essayé de frauder le système Papyrus mais sans succès.

Rémy Kammermann Juriste au Centre social protestant

Ceux qui ont essayé de frauder ont été pris, selon le juriste du Centre social protestant.

Ils sont aujourd’hui poursuivis pour faux dans les titres. Le juriste rappelle que l’opération papyrus effectuait un contrôle en trois temps. Les associations montaient le dossier, l’OCPM faisait un contrôle minutieux avant de se prononcer pour le canton de Genève. Puis le dossier passait dans les mains du SEM, le Secrétariat d’Etat aux migrations au niveau fédéral.

Les associations rappellent qu’elles ont refusé jusqu’à 50% des dossiers qui leur étaient présentés parce qu’ils ne correspondaient pas aux critères. Près de 2400 régularisations ont été faites jusqu’à présent. En tout, 3000 personnes pourront bénéficier de l’opération Papyrus, une fois tous les permis accordés.

 

 

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