
La procureure Sophie Varga Lang a requis mercredi 18 ans de prison à l’encontre de l’homme de 24 ans, jugé depuis lundi par le Tribunal criminel de Genève pour avoir écrasé le nouveau petit ami de son ancienne copine, en juin 2017, sur un parking à Meyrin (GE).
Pour la procureure, cette affaire est la chronique d’une mort annoncée. Le prévenu « annonce 10 jours avant les faits ses intentions macabres ». Il envoie de nombreux textos et tient des propos dans lesquels il précise sa détermination à « se faire le nain de jardin », le tuer, l’enterrer, l’écraser avec sa voiture.
Sa voiture avant tout
La procureure a aussi relevé la froideur de l’accusé, qui décrit les faits « comme un médecin légiste », et qui n’a eu aucune pensée pour sa victime, morte à l’âge de 25 ans, écrasée « comme un chien », pour un motif futile et égoïste. Son seul regret aura été d’avoir abîmé sa voiture, s’est horrifiée la représentante du Ministère public.
Le prévenu n’a fait aucun cas de la vie humaine, c’est monstrueux et insoutenable, a-t-elle poursuivi. Pour Mme Varga Lang, l’accusé ne doit bénéficier d’aucune circonstance atténuante. Seule une responsabilité légèrement restreinte doit être retenue pour la fixation de la peine, a-t-elle conclu.
Le procès se poursuit mercredi après-midi avec les plaidoiries des avocats de la défense.
