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Ville de Genève: un arbre coupé remplacé par trois arbres

En Ville de Genève, tout arbre coupé est désormais remplacé par trois arbres. Décidée par le nouveau conseiller administratif écologiste Alfonso Gomez, cette mesure de compensation vise à augmenter la couverture arborée du territoire municipal de 21% à 30% d’ici à 2030.

« L’objectif est de maintenir le patrimoine arboré et de le renforcer », a indiqué mardi devant les médias Alfonso Gomez, en charge du Département des finances, de l’environnement et du logement (DFEL) depuis le 1er juin. Pour sa première conférence de presse en tant que membre de l’exécutif, le Vert a annoncé des mesures visant à réduire les effets du réchauffement climatique.

L’abattage d’arbres parfois centenaires est un sujet sensible dans une ville aussi densément peuplée que Genève. Chaque année, la première commune du canton coupe environ 400 arbres pour des raisons sanitaires, soit 1% de son patrimoine arboré hors forêt. Une proportion comparable à celle d’autres villes, a précisé Daniel Oertli, chef du Service des espaces verts (SEVE).

Abattages urgents

Le SEVE doit couper 29 grands arbres rapidement en raison du danger qu’ils représentent pour la population. Ils ont été fragilisés par la pollution ou des blessures, provoquées notamment par des véhicules. Le canton a délivré les autorisations. Les abattages commenceront le 24 juin dans treize lieux, dont des parcs, la place Dorcière, qui abrite la gare routière, ou encore celle de l’Université.

Ces arbres malades ont été identifiés dans le cadre d’un mandat d’expertise lancé en été 2019 portant sur 813 arbres situés dans des lieux très fréquentés. Le « diagnostic intégré des arbres » révèle que 478 d’entre eux sont sains, 203 doivent recevoir des soins, tandis que 103 devront être contrôlés dans l’année, a détaillé Caroline Paquet-Vannier, dendrologue au SEVE.

« Dégoudronner »

Les 87 arbres qui remplaceront ceux coupés ces prochains jours seront plantés entre novembre et mars sur place ou à proximité, en fonction des conditions de plantation. M. Gomez veut « dégoudronner » la ville pour créer des espaces en pleine terre, par exemple en supprimant des places de stationnement, en collaboration avec sa nouvelle collègue écologiste Frédérique Perler, en charge de l’Aménagement, et les Services industriels de Genève.

L’hiver prochain, le SEVE plantera par ailleurs 57 arbres au parc Hentsch, 17 au parc Trembley et 43 au parc Bertrand. D’autres sites sont en cours d’étude, a fait savoir le magistrat. Des essences plus adaptées au changement climatique, comme le micocoulier, l’érable de Montpellier ou le chêne pubescent, sont choisies, selon Mme Paquet-Vannier.

Alfonso Gomez entend aussi mieux communiquer et sensibiliser sur ce sujet « qui touche la population. » Des panneaux explicatifs vont être systématiquement placés à proximité des arbres malades.

Radio Lac