Accueil Revue de presse Unia Genève réclame une aide d’urgence pour les travailleurs temporaires

Unia Genève réclame une aide d’urgence pour les travailleurs temporaires

La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a plongé de nombreux travailleurs temporaires dans la précarité. Ces personnes ne peuvent souvent pas bénéficier de la réduction de l’horaire de travail (RHT). Mercredi, le syndicat Unia Genève a demandé qu’une solution cantonale soit trouvée pour leur venir en aide.

Les intermédiaires sont les premiers à être licenciés en cas de crise, a rappelé, lors d’un point de presse, Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’Unia. Et ceux qui n’ont pas été mis à la porte au début de la pandémie doivent aujourd’hui remplir une série de conditions pour pouvoir bénéficier exceptionnellement du régime RHT.

Les employés temporaires doivent justifier d’un revenu stable. Or, très peu sont dans cette situation, a souligné M.Pelizzari. Beaucoup travaillent aussi pour des agences temporaires qui ne disent pas leur nom. Dans cette catégorie se trouvent les plateformes développées sur le modèle d’Uber, a expliqué le syndicaliste.

Ces plateformes refusent d’assumer leur responsabilité d’employeurs, a poursuivi le secrétaire régional d’Unia. Les travailleurs intérimaires qui y travaillent ne peuvent du même coup pas prétendre à des indemnités RHT. Ces personnes, déjà dans la précarité en temps normal, voient actuellement « leur précarité renforcée ».

Genève Unia réclame pour les travailleurs intérimaires la création d’un fonds de soutien cantonal. Le Conseil d’Etat semble avoir entendu le message. Les choses commencent à bouger, a fait savoir M.Pelizzari. A Genève, le nombre de travailleurs temporaires est estimé à environ 15’000. Ils seraient 350’000 en Suisse.

Radio Lac