Accueil Revue de presse Un 1er Mai réduit à sa plus stricte expression à Genève

Un 1er Mai réduit à sa plus stricte expression à Genève

A Genève, le 1er Mai a été célébré vendredi en très petit comité, Covid-19 oblige. Quelques réprésentants syndicaux et de partis politiques ont parcouru les rues de la ville. Chaque halte a été l’occasion de parler de celles et ceux qui sont au front face à la pandémie ou qui sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire.

Aides-soignants, vendeuses, employées domestiques, nettoyeurs, tous ces métiers sont fortement mis à contribution depuis le début de l’épidémie, pourtant ils sont fort mal rémunérés, dénonce la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS). La société devrait leur montrer beaucoup plus de reconnaissance, estime-t-elle.

Pour les personnes à bas revenus qui se retrouvent au chômage partiel, la situation n’est pas plus reluisante. Toucher 80% de son salaire quand ce dernier ne dépasse pas 4000 francs est problématique quand on a une famille à nourrir, a témoigné une employée du commerce de détail.

La crise sanitaire a fait basculer dans le chômage partiel 30% des salariés en Suisse. 50’000 personnes ont déjà été licenciées, relève la CGAS. A défaut de défilé, des banderoles ont été déployées le long de la balustrade du pont du Mont-Blanc. « Nous ne payerons pas pour votre crise » proclamait l’une d’elle.

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