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Uber se voit interdire ses activités à Genève

Uber est un employeur comme un autre. Le Canton de Genève interdit à l’entreprise de transport d’opérer sur son territoire tant qu’il ne se sera pas mis en conformité avec la loi du travail suisse. Pour le Canton, les chauffeurs sont des employés et non des partenaires. A ce titre Uber doit payer leurs charges sociales. Les explications du Conseiller d’Etat chargé de l’emploi, Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d’Etat chargé du Département de l’emploi

L’entreprise américaine a trente jours pour faire recours au Tribunal administratif. Si elle fait recours, l’interdiction sera suspendue jusqu’à la décision finale de la justice. La décision cantonale a été prise expressément avec effet immédiat mais en laissant le temps du recours. Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d’Etat chargé du Département de l’emploi

Du côté des syndicats, on se dit très satisfait de cette décision réclamée depuis la première grève des chauffeurs, en 2017. Un contrat de travail et un vrai salaire. Umberto Bandiera, secrétaire syndical d’UNIA.

Umberto Bandiera Secrétaire syndical d’Unia

Satisfaction aussi des chauffeurs de taxi classiques qui criaient, depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les taxis et voitures de transport avec chauffeurs, à l’inégalité de traitement. Mohammed Gharbi, il est le vice-président de la coopérative de taxis.

Mohammed Gharbi vice-président de la coopérative de taxis

Les syndicats espèrent que la décision va faire des émules et que d’autres cantons considèrent les chauffeurs d’Uber comme des employés et non comme des indépendants.

 

 

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