
De 80 lits occupés au sommet de la vague de l’épidémie de Covid-19, le service des soins intensifs des Hôpitaux universitaires de Genève accueille ce jeudi une vingtaine de patients. Le Professeur Jérôme Pugin, médecin-chef des soins intensifs se confie. En poste 12 heures par jour depuis plus d’un mois, il revient sur cette période et rappelle les consignes pour l’avenir.
Capacité triplée
Quatre-vingts patients aux soins intensifs, c’est le triple de ce qu’accueille habituellement le service. Il a fallu faire face en faisant appel à toutes les ressources des HUG. Une belle réussite. Professeur Jérôme Pugin.
avec un respirateur fourni par l’armée suisse
Déconfinement à surveiller
Dès le premier mai, le personnel soignant va pouvoir prendre ses vacances. Le 11 mai, la deuxième phase du déconfinement est prévue, avec le retour des élèves à l’école mais aussi l’ouverture des bars et des restaurants. Pr Jérôme Pugin félicite les Genevois qui ont fait preuve de discipline durant cette période mais il les appelle à rester prudents, même après le 11 mai.
Virus saisonnier?
« Nous allons devoir vivre avec ce virus pour de longs mois, jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé », a déclaré le Professeur. Contrairement à ce qu’avance certains médecins, le Covid-19 ne ressemble pas au virus saisonnier de la grippe et il ne devrait pas s’éteindre à l’été, selon Jérôme Pugin.
Retour à la normale de l’hôpital et sécurité
La mobilisation de toutes les forces a restreint l’activité habituelle de l’hôpital cantonal. Certains malades n’ont plus osé s’y rendre de peur d’attraper le virus. Le Professeur Jérôme Pugin.
Il faudra attendre le vaccin, selon le médecin. Genève est encore loin de l’unité collective et la deuxième vague est inéluctable, mais elle devrait être moins forte.
Une étude vient de sortir au Royaume-Uni. Elle montre qu’un tiers des patients aux soins intensifs décèdent. Aux HUG ce chiffre n’était que de 18%. Preuve que le service est efficace, moderne et bien préparé, selon le Pr Pugin.

