
Après Bâle et Lausanne c’est au tour de Genève d’organiser une manifestation contre le racisme. Le rassemblement débute à 18 heures, heure de l’enterrement à Houston de George Floyd, l’homme noir de 46 mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc. Le délit de faciès est aussi pratiqué par les forces policières suisses, comme en témoigne cette mère d’un garçon métis.
La manifestation débutera ce soir à 18 heures à la place de Neuve à Genève et se rendra au parc des Cropettes. Le rassemblement reprend le slogan « Black Lives Matter », qui signifie « les vies des noirs comptent ». George Floyd, l’homme noir de 46 ans tué le 25 mai par un policier blanc à Houston, lors de son interpellation est le symbole de cette contestation. Sa mort donne lieu à de nombreuses manifestations en Amérique et dans le monde. Son enterrement aura lieu à 11 heures, heure locale, dans cette ville des Etats-unis, soit à 18 heures, heure suisse.
L’idée du rassemblement genevois est de dénoncer le racisme de la police suisse également. Lundi, sur notre antenne, le président de l’association « A qui le tour », Chancel Soki dénonçait le délit de faciès pratiqué par les autorités policières dans notre pays. Un témoignage qui a fait réagir Marie, une auditrice de Radio Lac, maman d’un garçon métis à Lausanne. Son fils de 23 ans, plâtrier-peintre de formation, est régulièrement la cible des forces de l’ordre, sans raison selon Marie.
Marie dénonce un racisme latent en Suisse. Depuis tout petit, son fils est l’objet de questions pas toujours bienveillantes. Sur son origine et sur une éventuelle adoption. A la douane aussi, les regards des douaniers sont suspicieux.
Depuis son plus jeune âge, la mère angoissée a appris à son fils de ne pas défier les forces de l’ordre.
Pour le rassemblement de ce mardi, les organisateurs disposent d’une autorisation de manifester. C’est ce que rapporte le porte-parole du département de la sécurité. Pour respecter les restrictions dues au Covid, des groupes de 300 seront formés entre la place Neuve et les Bastions. Les organisateurs conseillent de venir avec un masque, des gants et un désinfectant pour les mains…ils promettent de faire respecter la distance de sécurité entre les personnes.
Les organisateurs réclament la justice pour Mike Ben Peter, tué par la police à Lausanne mais aussi Hervé Mandundu et Lamine Fatty, victimes de violences policières.
