
Le Muséum d’histoire naturelle de Genève, et son site du Musée d’histoire des sciences, perd son directeur. Entré en fonction en 2012, Jacques Ayer quitte son poste jeudi, a annoncé la Ville de Genève. Sous sa direction, la fréquentation du Muséum a augmenté de 30% depuis 2016.
« Jacques Ayer a su insuffler dès son entrée en fonction une nouvelle dynamique à l’institution en établissant en 2014 un Projet scientifique et culturel », a indiqué le Département de la culture et de la transition numérique (DCTN). Ce document, le premier de l’histoire du musée fondé en 1820 à proposer une vision institutionnelle commune à tous ses secteurs, a mené à une réorganisation en profondeur et à des réalisations importantes.
Le DCTN salue aussi le développement, sous la direction de Jacques Ayer, d’une politique d’expositions temporaires d’envergure et du riche programme d’animations et d’événements pour les 50 ans du Muséum sur son site de Malagnou en 2016. M. Ayer a aussi initié en 2017 le réaménagement naturel du parc adjacent ainsi qu’un vaste projet d’extension et de rénovation du Muséum, qui n’a pas encore été réalisé.
« Complexité de la tâche »
En automne 2019, un audit externe a pourtant révélé une absence de gouvernance de l’institution et de vision à court terme, ainsi qu’un manque de reconnaissance mutuelle entre les scientifiques et la direction. Des problèmes de communication ont aussi été relevés. Jacques Ayer démissionne alors qu’il était en congé maladie depuis le mois de septembre.
« Durant ces huit années, il a rempli son mandat. Dans sa décision, il a probablement tenu compte, parmi toutes ses réflexions, des difficultés liées à la complexité de la tâche de direction », a commenté , selon Carine Bachmann, directrice du DCTN. Le département va lancer une procédure de recrutement les meilleurs délais.
