
Le futur de l’ophtalmologie, en ligne de mire à Genève… C’est le monde de demain.
C’est une solution pour demain, en réponse à une problématique bien actuelle: 64% des suisses disent avoir des soucis de vue. Et avec le vieillissement de la population et le nombre insuffisant de professionnels de la santé pour les traiter, une start up genevoise innove en la matière. Elle s’appelle Mikajaki, contraction des prénoms de l’ophtalmologue et du spécialiste de la vente qui portent à eux 2 le projet de la première plateforme de diagnostic oculaire entièrement automatisée. Son nom : “EyeLib”, un mélange de technologies numériques, de robotique et d’intelligence artificielle qui permet de réaliser un examen oculaire complet et quasiment autonome. Le fonctionnement est simple: Le patient se connecte d’abord à un chat accessible sur smartphone. Le temps de répondre à un questionnaire médical et aux premiers tests de vue et il se rend ensuite dans un centre disposant de la station automatisée, où 3 machines réalisent alors automatiquement toutes les mesures de l’œil nécessaires pour établir une 20aine de diagnostics ophtalmologiques les plus courants, comme le glaucome ou la cataracte en seulement quelques minutes. Plus besoin de courir à différents endroits ou auprès différents spécialistes pour obtenir un diagnostic complet.
Où en est le projet?
Le concept s’est concrétisé avec un 1er prototype qui est fonctionnel aujourd’hui à Genève. Et depuis la société installée à Plan les Ouates a récemment bouclé un tour de table financier de 2,4 millions de francs. Un investissement qui va permettre de finaliser le processus réglementaire, de renforcer les équipes et surtout d’implanter les premiers appareils dans les grands centres d’ophtalmologie. Il reste aussi à effectuer les tests cliniques auprès de volontaires. Ils devaient commencer le 19 mars dernier, mais l’épisode de Covid-19 a quelque peu retardé leur démarrage.
