
Le Conseil d’Etat genevois s’oppose à l’initiative « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) ». Ce mercredi, il a appelé la population à rejeter, le 27 septembre, un texte qui serait néfaste pour la prospérité du canton.
À Genève, le Conseil d’Etat a appelé ce mercredi les citoyens à rejeter l’initiative de limitation de l’UDC. Pour rappel, l’initiative fédérale « Pour une immigration modérée » sera soumise en votation populaire le 27 septembre prochain. Elle souhaite mettre fin à l’Accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union Européenne. En pleine crise du Covid-19, le gouvernement genevois estime que le canton a besoin de stabilité, notamment économique. Pour Antonio Hodgers, président du conseil d’Etat, c’est vital pour Genève que cette initiative soit refusée.
Le président du Conseil d’Etat a également assuré que le bilan des accords de la Suisse avec l’Union Européenne est foncièrement positif et que la Confédération dépend économiquement de ces accords.
Protéger l’économie
Le conseiller d’Etat Mauro Poggia en charge de l’emploi est revenu sur l’instabilité économique qu’un oui à l’initiative pourrait produire. Il n’y a rien de pire pour une économie que l’insécurité et la non-prévisibilité selon Mauro Poggia, conseiller d’Etat en charge de l’emploi
En pleine crise du Covid-19, le gouvernement genevois estime que le canton a besoin de stabilité. Un oui à l’initiative aurait des conséquences désastreuse pour l’économie genevoise selon Mauro Poggia
Le canton de Genève recense 390’000 emplois, alors que sa population active ne compte que 240’000 personnes. L’Union Européenne représente près de la moitié de ses exportations et près de 60% de ses importations.
