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La variante britannique présente dans sept cantons

La souche mutante du type britannique a été détectée dans 28 échantillons, dans sept cantons, a indiqué Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l’infection et programme de vaccination à l’OFSP, mardi lors d’un point de presse.

Cela pose un défi supplémentaire. « Ce nouveau variant pourrait se propager de manière exponentielle et être une nouvelle pandémie dans la pandémie », a-t-elle prévenu. Et d’insister sur le respect des mesures pour éviter la hausse des infections.

La nouvelle variante a été repérée notamment dans les cantons de Vaud, Genève, Valais, Berne, Zurich et Saint-Gall, a-t-elle précisé. Les personnes concernées avaient voyagé en Grande-Bretagne ou été en contact avec des personnes y ayant voyagé.

Mais certains cas ne concernent aucune des deux situations, a-t-elle averti. « Ce variant est une raison de plus pour augmenter les efforts pour diminuer le nombre de cas. »

Mme Masserey demande aux personnes ayant voyagé en Grande-Bretagne d’annoncer leur séjour s’ils se font tester, pour qu’un test PCR soit effectué et ensuite un séquençage. Elle a encore indiqué que les cantons sont très actifs dans les enquêtes d’entourage des personnes ayant été en Grande-Bretagne ou en Afrique du Sud. Une autre voie est de faire des séquençages aléatoires dans des échantillons positifs, a-t-elle poursuivi.

Vaccination

La baisse du nombre de cas est aussi un avantage pour la vaccination, a ajouté Virginie Masserey. Les premières vaccinations dans les cantons ont permis d’acquérir de l’expérience et de faire bénéficier les personnes vulnérables, s’est-elle félicité. Les retours sont positifs.

Le vaccin permet de protéger la population ainsi que les capacités hospitalières et aussi de réduire les conséquences de la pandémie de manière générale, a rappelé la responsable. La mise en oeuvre de la vaccination est cantonale mais le déploiement est national.

L’OFSP a mis en place un outil informatique, déjà utilisé dans certains cantons comme à Genève où 10’000 personnes sont déjà enregistrées. La plateforme sert entre autres à donner des rendez-vous et à documenter les vaccinations. Ceux qui le souhaitent peuvent avoir leurs données dans un dossier de vaccination électronique, ce qui permet notamment d’imprimer une attestation officielle de vaccination, a précisé Mme Masserey.

Elle a encore indiqué que le monitoring du nombre de doses administrées dans les cantons pourra être fait grâce à cet outil. Ce monitoring est prévu de manière hebdomadaire, le premier est planifié pour le début de la semaine prochaine. Elle espère que la vaccination pourra être déployée à mesure que le nombre de doses augmente et que la situation s’améliorera donc ces prochains mois.

Face à la question de savoir si le vaccin est sûr et efficace, Virginie Masserey a rappelé qu’aucun effet secondaire grave n’a été constaté dans les trois mois après la vaccination auprès de dizaines de milliers de personnes vaccinées durant la phase 3 des essais cliniques. Aucun signal ou inquiétude n’a été observé non plus alors que plusieurs millions de doses ont déjà été administrées dans le monde depuis les premières autorisations.

Stagnation à un haut niveau

La situation épidémiologique se situe en Suisse toujours à un haut niveau, selon Mme Masserey. Le nombre de tests a augmenté avant les fêtes mais diminué durant celles-ci. Le taux de positivité tend à réaugmenter.

Quant au taux de reproduction du virus, il se situe à 0,89, ce qui est toujours supérieur à la cible de 0,8, a-t-elle mis en garde. Huit cantons ont un taux supérieur à 1. Les soins intensifs sont occupés à 71% au niveau national.

Avec ATS Keystone

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