Accueil Revue de presse L’avenir de la pêche: « un gros point d’interrogation » pour Julien Monney

L’avenir de la pêche: « un gros point d’interrogation » pour Julien Monney

Le 21 novembre est dans certain pays la journée mondiale des artisans de la pêche. L’occasion de se pencher sur un métier qui continue d’exister toute l’année qu’importe les conditions, celui de pêcheur professionnel. 

Ils sont une dizaine dans le canton de Genève à pratiquer la pêche de manière professionnelle sur le Léman.  Bien la raison est toute simple, si en été les pécheurs partent bien aux environs de 3 – 4 heures du matin en hiver c’est un peu différent. .

Julien Monney Pécheur professionnel genevois

 

Mais cela ne veut pas dire que tous les poissons sont péchés en hiver. La truite ou encore l’omble chevalier sont protégées durant cette période.

Julien Monney Pécheur professionnel genevois

 

« Un grand point d’interrogation »

Si la pêche connait toujours un beau succès populaire, le métier de pécheur connait une interrogation, celle de l’avenir. Côté populaire, 7600 permis annuels de pêche de loisir et plus de 13 000 permis journaliers ont été délivrés en 2018 par les autorités suisses et françaises, en revanche le poisson vient à manquer.

Avec 686 tonnes de poissons capturés, l’année 2018 présente un rendement global en baisse pour la cinquième année consécutive, moins 19,0 % de poissons pêché par rapport à 2017 ou pire 40% de poissons péchés en moins qu’en 2015.

Pour les 140 pêcheurs professionnels du Léman, le problème réside aussi dans les espèces allogènes, les espèces importées d’ailleurs pullulant dans le lac. L’écrevisse signal (espèce exotique envahissante) affiche par exemple une augmentation de capture 67.4 % en 3 ans pour atteindre 17,5 tonnes en 2018, selon l’Office cantonal genevois de l’eau.

Julien Monney Pécheur professionnel genevois

 

Des difficultés qui proviennent de la raréfication de certains poissons phares comme la féra par exemple qui a connu une baisse de la pêche de 555 tonnes par rapport à 2015, soit un recul de 66%. Le volume de pêche de la perche et du féra est quasi le même une situation inédite depuis 2008…

Alors pour compenser le manque à gagner, les pécheurs se doivent de devenir polyvalent.

Julien Monney Pécheur professionnel genevois

 

Des poissons qui ne sont pas « nobles » qui demandent toutefois plus de travail ou produisant moins de chair comestibles.

Julien Monney Pécheur professionnel genevois

 

Sébastien Telley

Radio Lac