
Pour lutter contre la pollution sonore, Genève teste depuis lundi un radar acoustique qui détecte les usagers de la route dont la conduite est trop bruyante. Installé à l’avenue Wendt, l’appareil restera en fonction deux semaines.
Depuis lundi et durant deux semaines, le Canton de Genève, en collaboration avec le TCS, teste un radar sonore. C’est la première fois qu’un tel appareil est testé en milieu urbain en Suisse. Situé à l’avenue Wendt à Genève, il enregistre le bruit produit par chaque véhicule et signale, 100 mètres plus loin aux conducteurs, si leur conduite est adaptée ou non. L’objectif est de sensibiliser les automobilistes afin d’éviter les comportements inadéquats. Philippe Royer, directeur du service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants.
L’objectif est de sensibiliser les conducteurs afin de réduire ces nuisances sonores. Car le bruit a un impact sur l’environnement et sur la qualité de vie. Des bruits tels que des accélérations brusques peuvent atteindre 90 voire 95 décibels. Ce qui n’est pas anodin. Philippe Royer.
Après cette phase de test, le radar pourrait, à l’avenir, être mis à disposition des collectivités publiques. Il pourrait également servir à faire évoluer le cadre légal pour pouvoir sanctionner les comportements inadéquats.
Avec ce radar sonore, les autorités genevoises affichent leur volonté d’agir à l’encontre des excès sonores évitables sur les routes. Elles soulignent par ailleurs que « les mois écoulés ont illustré combien une tranquillité accrue peut avoir un effet bénéfique sur la qualité de vie ».
