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Genève: pas d’obligation de porter le masque pour l’instant

A Genève, la décision du Conseil d’Etat sur le port du masque dans les Transports publics était attendue. Il a finalement décidé de ne pas légiférer sur ce point. Un projet de loi aurait dû être soumis au Grand Conseil lors de sa séance de jeudi. Le gouvernement observe l’évolution de la situation. 

Les Conseillers d’Etat ont préféré s’abstenir. Lors de son point presse ce mercredi après-midi, le président du Conseil d’Etat Antonio Hodgers a pourtant regretté le manque d’autodiscipline des Genevois dans les transports publics. «Le virus n’est pas derrière nous» a rappelé son collègue Mauro Poggia, chargé de la santé. Lui et ses collègues disent observer la situation.

Mauro Poggia Conseiller d’Etat chargé de la santé

A voir si le parlement décidera de rendre obligatoire le port du masque dans les endroits où la distance sociale ne peut être maintenue ou si le Conseil d’Etat le fait par arrêté. Mais avec l’arrivée des vacances, le collège espère que les Transports publics genevois seront moins remplis.

Dépistage gratuit

Le Conseil d’Etat genevois s’est également réjoui de l’annonce faite par Conseil fédéral ce mercredi. Les tests de dépistage et sérologique sont désormais gratuits, ils sont financés par la Confédération. Une mesure indispensable pour Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d’Etat chargé de la santé

Le Conseiller d’Etat conseille le dépistage en cas de symptômes même légers comme un nez qui coule ou un léger mal de gorge.

Une dizaine de cas par semaine

Et où en est l’épidémie actuellement à Genève ? Il y a en moyenne 3 à 4 cas de Covid-19 par jour. Il y avait une dizaine de cas positif la semaine passée. Et 7 dans les trois derniers jours. En revanche, il y a une augmentation très significative des quarantaines, selon la direction de la santé. Elle appelle les personnes à s’annoncer lorsqu’elles vont en boîte de nuit, dans les bars ou dans les fêtes privées. Le traçage est difficile et il est nécessaire d’être discipliné, selon Adrien Bron, le directeur général de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la santé

Traçage limité

Le dispositif actuel peu assumer une vingtaine de cas par jour. Au-delà le Contact Tracing n’a plus de sens. Pour les enquêteurs, même avec une limite de 20 personnes, il n’est pas évident de remonter la chaîne de contamination pour mettre en quarantaine. Il y a une limite qui ne peut être dépassée au niveau de la prise de contacts ou des listes. Adrien Bron.

Adrien Bron Directeur général de la santé

Mise en veille du plan ORCA

Autre annonce cet après-midi, la mise en veille du plan ORCA.Le plan d’action en cas de catastrophe qui réunit pompiers, protection civile, police, armée et professionnels de la santé qui s’est mis en action le 13 mars. Il se met en veille mais son comité de pilotage reste mobilisé et peut se réactiver à tout moment. Les autorités se tiennent prêtes à faire face à tout nouveau foyer d’infection…comme on l’a vu en Allemagne où 600 mille personnes viennent d’être reconfinées.

 

 

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