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Des logements-relais pour les victimes de violences domestiques

Lundi, la Commission du logement du Conseil municipal de la Ville de Genève a voté la motion « Priorisons les logements pour les victimes de violences domestiques! ». Un vote qui a eu lieu le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Hier, lundi 25 novembre, a été votée la motion « Priorisons les logements pour les victimes de violences domestiques ». Une motion qui a été déposée le 5 octobre 2015 par Mme Hélène Ecuyer et MM. Morten Gisselbaek et Tobias Schnenli. Quatre ans plus tard, la motion a finalement été votée lors de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La date de la votation, hautement symbolique, n’a pas été choisie volontairement et ne serait qu’un heureux hasard de calendrier d’après Olivier Gurtner, président de la Commission du logement.

Olivier Gurtner, président de la Comission du logement

Si Hélène Ecuyer, l’une des dépositaires de la motion en 2015, se réjouit de ce vote, elle fustige tout de même le temps de traitement de cette motion qu’elle juge fondamentale et espère qu’elle sera véritablement appliquée.

Hélène Ecuyer, conseillère municipale et l’une des dépositaires de la motion en 2015

Le texte M-1193 demande au Conseil administratif « d’étudier l’obligation pour les bénéficiaires de nouveaux droits de superficie pour des constructions de 20 logements et plus, de mettre à disposition 5% de la surface d’habitation comme logements-relais dédiés aux personnes victimes de violences domestiques et de leur imposer rapidement cette obligation ». Parmi les autres éléments importants, la motion propose également de « confier la gestion de ces logements à l’une ou l’autre des associations ou structures actives dans ce domaines. Des associations comme le foyer Au Coeur des Grottes ou le centre LAVI, centre Genevois de consultation pour victimes d’infraction. Des associations qui ont déjà de l’expérience en situations d’urgences ou de longue durée comme l’estime Olivier Gurtner.

Olivier Gurtner, président de la Commission du logement

La motion doit maintenant passer entre les mains du Conseil municipal pour une adoption définitive. Si la Commission parvient à obtenir un rapport oral, le vote pourrait être proposé dès le 3 ou 4 décembre. Si le Conseil Municipal adopte la motion, ce sera ensuite à l’exécutif, le Conseil administratif, de mettre en place une mise en oeuvre concrète pour appliquer le principe des 5% de logements qui soient réservés aux logements-relais dans les projets de plus de 20 logements. Un délai qui semble plausible à Hélène Ecuyer mais qui ne le pense pas probable à moins que le sujet soit déclaré comme une urgence et que celle-ci soit suivie.

Hélène Ecuyer, conseillère municipale et l’une des dépositaire de la motion en 2015

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