Accueil Revue de presse 14 établissements publics fermés à Genève pour non respect du semi-confinement

14 établissements publics fermés à Genève pour non respect du semi-confinement

Quatorze établissements publics genevois ont été fermés par les autorités depuis début novembre.

Leurs responsables ont violé le semi-reconfinement face au Covid dans le canton. Deux personnes ont elles été interpellées samedi après une manifestation non autorisée.

Les quatorze établissements n’avaient pas le droit d’être ouverts, a affirmé dimanche le porte-parole du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES) Laurent Paoliello à Keystone-ATS. De restaurants à des salons de massage en passant par des magasins, ils ont été fermés par la police au terme de plus de 800 contrôles menées par celle-ci. Près d’une centaine d’amendes ont été prononcées.

A ces données s’ajoutent celles de l’Office cantonal de l’inspection du travail (OCIRT), actualisées chaque mercredi. Jusqu’au milieu de cette semaine, ses représentants ont lancé 1983 contrôles.

Près de 580 infractions ont été observées. De problèmes de port du masque généralisés au gel hydroalcoolique mal positionné ou au dépassement des cinq personnes maximales autorisées, avec parfois des fermetures provisoires pour mettre le dispositif en conformité.

Appel politique pour des réouvertures

Face aux contraintes imposées par le gouvernement, les soutiens politiques et citoyens pour la réouverture des commerces se multiplient depuis quelques jours. Après une majorité de la commission législative du Grand Conseil vendredi soir qui ciblait la menace de faillites face à la « concurrence déloyale » avec les autres cantons, la conseillère d’Etat Nathalie Fontanet a elle affirmé « comprendre ce cri de colère ».

Elle a ajouté que le Conseil d’Etat a entendu les commerçants et s’est dite favorable à titre personnel à une réouverture des commerces « dès que possible » avec des plans de protection. Le gouvernement a débloqué près d’un demi-milliard de francs d’aides depuis le début de la crise, a-t-elle rappelé.

Le Conseil d’Etat va adapter « en permanence » le dispositif en évaluant la situation sanitaire et celles des entreprises, affirme de son côté M. Paoliello.

Manifestation non autorisée

Mais les protestations atteignent désormais également les badauds. Samedi, entre 600 et 700 personnes ont participé à une marche non autorisée, souvent en violant les règles sanitaires face à la pandémie.

Au moins deux meneurs ont été interpellés de la manifestation, selon le porte-parole de la police genevoise Alexandre Brahier. « Ils sont déclarés en contravention » pour un rassemblement non autorisé et pourraient se voir infliger une amende, ajoute-t-il.

Face aux questions sur les raisons de ne pas avoir interrompu le défilé alors qu’il ne démarrait qu’avec une cinquantaine de personnes, M. Paoliello explique que la police « se doit de faire preuve de proportionnalité ». Surtout quand les manifestants ne sont pas agressifs et qu’une dispersion demande d’importants moyens.

Centaines d’hospitalisations

Le porte-parole redoute les conséquences du rassemblement. « Cette manifestation aura malheureusement des effets sur la contamination de la population genevoise », estime-t-il. « C’est totalement irresponsable ».

Vendredi, les autorités avaient relevé que le semi-confinement commençait à être suivi de conséquences positives dans les données épidémiologiques. Mais 629 malades Covid sont hospitalisés aux HUG et dans les cliniques.

La situation commence seulement à « ne plus s’aggraver », mais l’amélioration prendra du temps, met en garde M. Paoliello. « C’est maintenant qu’il faut tenir bon », estime également le porte-parole. Chaque semaine, le dispositif va être réévalué par le gouvernement.

Avec ATS Keystone

Radio Lac